| La communauté CMRienne est gâtée puisque deux des leurs ont exposé leur tout
dernier livre au Salon du livre de Montréal. En effet, H15198 Jacques Castonguay, dix ans après la fermeture du C.M.R., a voulu faire une remise en question historique et conserver une petite place dans la mémoire collective des Québécois en tentant de répondre à la question « Pourquoi a-t-on fermé le Collège militaire de Saint-Jean ? » JACQUES CASTONGUAY, EX-RECTEUR DU COLLÈGE MILITAIRE DE SAINT-JEAN
Peut être rejoint au 514-769-3786
UNE HONTE NATIONALE ! (propos tenus par le Général J.V. Allard)
PAR : JACQUES CASTONGUAY Depuis la parution récente de mon ouvrage sur la fermeture du Collège militaire royal de Saint-Jean, on m'a posé deux questions d'intérêt général auxquelles j'aimerais donner ici une réponse. On s'est d'abord demandé si une première intention en écrivant ce livre a été d'identifier les auteurs de cette décision qualifiée de scandaleuse, de tragique et de « honte nationale », ou, si je l'ai fait pour d'autres motifs ? On s'est aussi interrogé sur la situation actuelle des francophones dans les Forces canadiennes : est-elle présentement aussi mauvaise qu'on le redoutait à l'époque ? Je tiens à redire ici que j'ai écrit ce livre d'abord et avant tout dans l'intention de comprendre comment le gouvernement est arrivé à prendre une telle décision qui, on le sait, a provoqué une levée de boucliers comparable à maints égards à celle que suscita la conscription durant la Deuxième Guerre mondiale, et pour partager par la suite mes connaissances avec tous ceux que cette question intéresse. La recherche des motifs avoués et autres qui ont présidé à cette décision a retenu tout particulièrement mon attention, de même que l'examen du comportement des différents paliers et organismes qui contribuent généralement de près ou de loin aux décisions de cette nature. C'est ainsi que je suis arrivé à identifier les auteurs principaux et secondaires de cette décision, qui m'est apparue alors complexe et difficilement justifiable économiquement. Quant à la situation présente des francophones au sein des Forces canadiennes, il est certain qu'elle n'est pas ce qu'elle était avant la fermeture du Collège. On estime que le nombre de Québécois au sommet de la hiérarchie militaire est de nos jours décroissant et que le recrutement des futurs officiers francophones n'est pas facile, malgré l'existence à Saint-Jean d'une année d'études préparatoires au collège de Kingston. On estime aussi que l'apprentissage en général est plus laborieux et que le bilinguisme est en perte de vitesse, en particulier chez les anglophones. Jacques Castonguay, POURQUOI A-T-ON FERMÉ LE COLLÈGE MILITAIRE DE SAINT-JEAN , Editions de l'Art Global, 2005. ********************************** Une deuxième présence CMRienne au 28e Salon du livre de Montréal fut assurée par 4043 Réjean Béchamp, pour présenter son premier livre, L'Épopée du lion..
PARUTION DE L'ÉPOPÉE DU LION
Par 4043 Réjean Béchamp
Inspirée d'un poème de Victor Hugo, qui fait partie du recueil L'Art d'être grand-père, écrit au crépuscule de la vie du maître, L'Épopée du lion raconte, dans une langue magistrale, la longue captivité d'un enfant qu'un félin, désabusé et cynique, avait un jour pris dans sa gueule et conduit dans son antre, et tenu en son pouvoir durant de longs jours, au terme desquels les relations de l'homme à la bête ne seront jamais les mêmes. Illustré de 10 toiles originales à l'acrylique de l'artiste trifluvienne, Sophie Bordeleau, L'Épopée du lion est un riche et magnifique ouvrage couleurs relié, sur papier couché. Il s'adresse à tous ceux, de 10 ans à 90 ans, qui ont le goût des mots justes, des belles phrases et qui désirent s'exposer ou exposer leurs enfants et petits-enfants, à l'oeuvre de Victor Hugo, dans un contexte différent. L'Épopée est le premier livre publié par Réjean Béchamp. D'abord destiné à ses petits-enfants, le récit fut soumis, grâce à la recommandation de d'autres Anciens du CMR, pour publication. Façon comme une autre, nous assure Réjean, de meubler sa retraite.Il nous assure qu'il y aura récidive, puisqu'un roman – L'Oiseau de feu – est déjà à moitié complété. Extraits : Fidèles à leur tradition, les grands chênes relayèrent leur message : « Respectez le lion ! »… Les lions ont aussi l'odorat très sensibles; ce n'est pas surprenant que celui-ci, en reniflant l'air, ait réveillé dans sa mémoire une odeur endormie depuis longtemps, une odeur subtile et agréable, indiquant la présence d'enfants à proximité… Surpris par l'apparition soudaine de l'animal, Nicolas et le page prirent conscience du danger et se mirent à courir. D'un bond, sans réfléchir, le lion saisit un des enfants dans sa gueule, sans le mordre. C'était pour lui comme une réaction instinctive, un jeu. Les lions sont faits comme ça; ils aiment pourchasser les êtres qui s'enfuient. Le sort voulu que ce fût le petit prince Nicolas qui se retrouva dans la mâchoire du lion, Heureusement, il n'avait pas faim et ne fit aucun mal à Nicolas, il était plutôt d'humeur à jouer. D'ailleurs ce lion ne mangeait pas les hommes sans provocation; il avait plutôt un bon souvenir de ses contacts avec les enfants, lors de sa captivité au château. Mais les grands chênes, eux, dans leur sagesse, savaient qu'il ne faut jamais tenter un lion, sa réaction pouvant être instinctive et donc irréfléchie …
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